En pleine bataille d’Ormuz, ne pas laisser pérorer l’ancien ministre de l’enseignement professionnel du gouvernement Jospin demeure une priorité à gauche . Le laisser emprunter comme hier soir le sillon « Gaullo Mitterrandiste » sans émettre le moindre signal « antithétique » pose un problème notoire à toutes les consciences socialistes davantage préoccupées par leur bureau national et le sort de l’un des leurs, hélas pour lui, « jamais ministre ». Non, la France n’est pas seule au monde et ne doit pas l’être . Non, le « Trumpisme » n’est pas éternel . Non, l’on ne peut dissocier les oeillades répétées du talentueux orateur d’hier soir au camp du radicalisme Islamique de sa vision toute en souplesse vis à vis du régime des Mollahs, dont chacun sait le rôle Américain dans sa mise en place en 1979 , peu de temps avant la victoire de Mai 81 . Au fond, l’ancien adjoint au Maire de Massy est bien plus Atlantiste que nous ne saurions l’imaginer . A nous d’en tenir compte et de creuser sans relâche notre si précieux sillon Européen, dont nous n’aurions jamais du nous éloigner en 2017.

La vision Européenne de François Mitterrand est notre « avantage comparatif » le plus fort face à la vision brouillonne du monde qui nous est opposée. Il nous faut tenir sur cette unique crête , afin de distancer ce redoutable adversaire en 2027. Localement, tout semble en train lentement de renaître et l’un des maires socialistes de la Plaine a tout pour s’imposer si législative anticipée il y a . L’Europe est ce qui nous reste . Nous ne devons rien lâcher sur ce sujet si épineux, la « masse critique » pour faire plier les genoux à messieurs Trump et Mélenchon, deux cousins en vérité, résidant dans l’union des Nations Européennes et en leur poids diplomatique Nous ne pouvons en vérité mener une autre campagne que sur ces bases là . Le temps est sans doute venu de relire les années écoulées avec les yeux les plus lucides qu’il soit .

Quelle que soit la tournure des évènements au PS, nous devons avoir conscience de notre force de frappe idéologique . Notre conception multilatérale du monde est la seule à pouvoir dicter aux protagonistes une paix durable . Monsieur Trump a essayé de rompre cet équilibre . Il est clair qu’il est un fils du 11 septembre et de la « guerre des civilisations ». Même en son camp, la conscience de ce traumas hante les successeurs potentiels . L’Amérique peut donner au monde un tout autre exemple. Aux socio démocrates de le dire et de le redire, en rupture toujours avec la logique impériale et en proximité avec les institutions internationales si absentes du jeu .

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