”Mort, où est ta victoire ? ”, interroge Saint Paul dans l’un de ses épîtres.  Cette question traverse férocement la semaine écoulée et ramène inexorablement au catholicisme et à la croix . Tout un processus historique conduit à l’abattoir un jeune homme de 23 ans , dont, un jour, on élevera peut être le nom sur les autels, car il est mort en témoin.  Ses assassins auront eu le nom de leur groupement sur des affiches électorales officielles et auront goûté aux ors de la République .

Ils auront fini par piétiner la Nation. Ils auront fait de Quentin la victime expiatoire de toute leur paresse intellectuelle . Car l’absence idéologique , au nom des valeurs suprêmes, conduit toujours au plus profond de l’abjection. Oui, Question est mort en témoin, mais sa mort ne sera jamais la victoire de personne . C’est avant tout une mort reliée à un déphasage autant moral qu’intellectuel.

A une décivilisation provoquée par tant et tant de rejets intérieurs et intimes .

Il faut à la gauche social démocrate une coupure totale avec ce qui aura constitué peut être une part de son Histoire glorieuse, mais est aujourd’hui sa semence de destruction la plus forte . Il faut une affirmation de type ’’Bad Godesgerg ” pour espérer un jour autre chose que de la confidentialité . Oui, l’espérance ne meurt jamais . Elle reste toujours plus forte que la mort. Repose en paix, Quentin et intercède pour tant et tant d’âmes fragiles , ne se rendant compte de rien et t’assimilant à un Skinhead . Tu auras été grand jusqu’au bout et tu rejoins l’immense cohorte de ceux morts pour leur foi et n’en ayant jamais rejeté le moindre iota . Paix sur toi et sur les tiens .

Laisser un commentaire