A gauche, du nouveau cette semaine, avec la candidature annoncée du député de l’Essonne aux présidentielles, Jérôme Guedj, candidature que nul n’attendait et qui a pour effet de secouer quelque peu les noms annoncés initialement. Enfin, les socialistes retrouvent une substance et ’’l’envie d’avoir envie ”. L’on va sans doute enfin parler ”programme” et bousculer notre Guy Mollet aux commandes , qui a pour avantage son aptitude à durer et pour faiblesse ses ’’mesalliances”.
Jérôme Guedj est un affectif et un authentique. Un homme de passion et de principes, élevé à la dure école de la gauche du PS et de la minorité permanente et installée. Cette dure école fut celle de Jean Pierre Chevènement. Jérôme Guedj, par sa laïcité intransigeante et sa vision de la sécurité intérieure , par son intransigeance aussi sur le fait national, nous rappelle ce qui fut un trés grand ministre et un penseur de haut vol, à défaut d’un tacticien efficace , ce que nul ne songe à lui reprocher aujourd’hui. Il avait vu clair sur la Corse, sur la police de proximité, sur le Moyen Orient et sur les lacunes de Maastricht. Sans oublier la politique industrielle . Il n’était hélas pas suffisamment ”économiste” et pas assez ”chiffres”. Et Mars 83 reste le talon d’Achille. Mais si Guedj marche sur de telles traces, il saura élever le débat et le pousser là où il faut le situer, c’est à dire vers la Nation et vers la République. Là où les socialistes doivent émerger, car c’est leur source la plus profonde. Là où la gauche doit retrouver son souffle . Social démocrate profondément , mais aussi républicain et national.

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